Grande America – Des actions anti-pollution ont démarré malgré la météo

 
Grande America – lundi 11 Avril 2019 au large des côtes bretonnes.

 


 

En ce vendredi 15 mars 2019, des opérations de lutte anti-pollution ont démarré dans l’après-midi malgré des conditions météorologiques très dégradées. Les résultats seront très dépendants de ces conditions.
Sur zone, le vent était alors Ouest dominant, de 15 à 20 noeuds (environ 30 à 40 kms). Le plus gênant était en fait la présence d’une mer forte avec des creux de plus de 4 mètres ne facilitant pas les opérations.

Le risque de pollution sur les côtes vendéennes ou de Charente-maritime dépendra fortement de l’évolution du sens du vent dans les deux jours à venir. Il est à espérer que le vente tourne et renvoie les nappes d’hydrocarbures au large permettant ensuite de les pomper et/ou de les contenir avec des produits appropriés.
Selon la Préfecture maritime, une nouvelle nappe a été aperçue à proximité de la zone de naufrage – à 330 km des côtes -, de taille inférieure aux précédentes – 4,5 km de long et 500 m de large – ce qui laisserait à penser que le navire continue à perdre son fioul lourd.

 

 

 

Les moyens
Il y a toujours quatre navires sur zone afin de participer à la lutte contre la pollution:
– le BSAA* Argonaute
– le VN Sapeur affrétés par la Marine nationale
– le VN Partisan affrété par l’EMSA*
– le BSAM* Rhône de la Marine nationale
ainsi qu’un avion de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale.

 

Le Vice-Amiral d’Escadre Jean-Louis Lozier, Préfet maritime

 

Les moyens supplémentaires prévus
– le Ria de Vigo affrété par l’EMSA* est en route et devrait arriver sur zone le samedi 16 mars.
– le remorqueur espagnol Alonso de Chaves, équipé de capacités antipollution, rejoindra le dispositif des opérations en mer en début de semaine prochaine dans le cadre d’une coopération franco-espagnole (Biscaye Plan).
– un second remorqueur espagnol, le Maria de Maetzu, sera en alerte et disponible à Santander.
– l’avion 102 de la SASEMAR* pourra être sollicité pour des vols de reconnaissance.

 

 

Tant que les nouvelles conditions météorologiques ne sont pas connues (celles à partir de lundi), il est impossible de déterminer les risques que les hydrocarbures parviennent sur les côtes françaises, ni quelles zones seraient touchées.
rappelons enfin que les préfets de Loire-Atlantique et de Vendée ont demandé aux communes du littoral:
– de renforcer la surveillance des plages et des abords des ports et de signaler toute pollution auprès de la direction de la mer et du littoral (DML) ou de la préfecture ;
– d’effectuer un nettoyage préventif des plages de leur commune, afin de minimiser les volumes éventuels de déchets à retirer ;
– de faire constater l’état initial de propreté des côtes (prise de photos datées), afin de pouvoir, le cas échéant, engager ultérieurement une action contentieuse en indemnisation.
Il a également été demandé aux maires de se tenir prêts à interdire l’accès au public des plages en cas d’arrivée imminente d’une pollution.

© Photos: Marine nationale


Ph. B-L.

 


 

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